Questions/Réponses

Vous trouverez dans cette page vos questions et mes réponses. Pour commencer, j'ai repris quelques questions parmi celles que les enfants me posent le plus fréquemment (elles se caractérisent par le tutoiement). Ensuite, j'ai ajouté des réponses que j'ai eu l'occasion de faire dans le passé. J'ai aussi glissé des liens qui renvoient à des sections du site qui illustrent ces réponses. Vos questions, remarques et commentaires sont les bienvenus. Merci d'avance !
 
 

 


C'est très simple :

Igor (ou je) - vous - chouette-Hune-Faon-Tâche-Tique-Ane-Nez-Demi chaise.

Je vous chouhaite une fantachetique année deux mi' cheize (et churtout une exchellente chanté !)
Il ne faut pas parler la bouche pleine. Ce devrait être une résolution d'Igor pour l'année 2016 !

 

Ce sont des questions que me posent souvent les enfants.
Je leur réponds que comme eux, j'ai commencé à dessiner (ou plutôt à gribouiller) entre un an et demi et 2 ans. Quand ils me posent cette question, ils sont très jeunes. Ils aiment tous dessiner et ils n'envisagent pas d'arrêter de dessiner. Pourtant c'est ce qui va se passer pour la plupart d'entre eux avant même l'entrée au collège. Je leur explique alors que la question qu'ils auraient dû me poser c'est « Pourquoi tu n'as jamais arrêté de dessiner ? »  Pour ce qui est d'écrire des livres, à quel âge ai-je vraiment commencé ? Au début, je répondais que j'avais vraiment commencé à 41 ans avec « le loup est revenu ! ». Evidemment, 41 ans, les enfants trouvent ça prodigieusement vieux. Un jour, l'un d'eux ne s'est pas gêné pour me dire :« Et bien moi, j'ai 6 ans et j'ai déjà fait 4 livres ! » J'ai compris qu'il me prenait pour un gros paresseux ! Alors je me suis souvenu que vers l'âge de 10 ans, je faisais, pour mes jeunes frères et ma sœur, des petites bandes dessinées qui racontaient l'histoire d'un petit singe. Il s'appelait Rolando !
Donc, pour ceux qui aiment les réponses courtes, j'ai commencé à dessiner vers 18 mois et à écrire des histoires vers 10 ans.

Est-ce que ce sont bien des histoires d'animaux ? Ils sont habillés, ils parlent et ils marchent sur leurs pattes de derrière ! En réalité, ce sont des "personnages". J'ai même pris soin de dessiner le loup et la chèvre de telle manière qu'ils puissent facilement échanger leurs rôles en se déguisant, comme dans les pièces classiques ou dans les opéras. L'intérêt que je trouve à utiliser des personnages d'animaux plutôt que des personnages humains, c'est le gain de temps. Lorsqu'il y a un loup et un cochon dans une histoire, les enfants comprennent sans qu'il soit nécessaire de donner la moindre explication que le cochon va avoir des problèmes et que c'est le loup qui va en être la cause ! C'est tellement implicite que l'on peut facilement prendre le lecteur à contrepied avec l'histoire d'un loup sympathique qui aurait des ennuis avec un cochon teigneux. Quant au loup, c'est vraiment un personnage formidable ! Dès qu'il apparaît, il y a une une histoire. Il suffit de dire, par exemple,"le loup est revenu !" et hop, c'est parti !
 

Les enfants me posent souvent ces questions. Lucie, Sophie et Alexis sont mes nièces et neveu. Quand j'ai commencé à publier des livres, j'ai évidemment dédicacé le premier, la reine des abeilles, à ma fille Chloé. Le livre n'a pas été un succès. Aussi, quand j'ai publié le deuxième, le loup est revenu !, j'ai pensé que ce serait peut-être le dernier. Dans le doute, je l'ai dédicacé à tous les jeunes enfants de ma famille, c'est-à-dire aux trois enfants de ma sœur. Finalement, j'ai fait d'autres livres et les dédicaces ont suivi le rythme des naissances dans ma famille. Je parviens parfois à caser un frère, une sœur et plus rarement un(e) ami(e). Certains de mes personnages portent des prénoms familiaux. Pour ceux que cela intéresse, je donne la clé de tout cela ici.

À cette question qui m'a été posée en mars 1998 par les Grands de l’école maternelle les Célestes à Vienne, j'ai répondu ceci : Monsieur Lapin a appris à lire quand il était petit, à l’école primaire du Chou Farci, dans la classe de CP de Madame Chicorée à l’Orée du Bois.

Lorsque j’ai commencé à travailler en 1974, j’ai fait le tour des maisons d’édition avec mon dossierJe me présentais comme un illustrateur et je cherchais à illustrer des textes. J'étais bien reçu. J'ai fait des essais mais rien n’a abouti. A la même époque, j’ai trouvé du travail dans la presse, dans la pub et dans la communication et j’ai oublié l’édition. Je suis revenu au livre pour enfants grâce à mon amie Isabel Finkenstaedt. En créant Kaléidoscope, elle a réveillé cette envie que j’avais refoulée depuis près de 20 ans. Je lui ai demandé de me donner un texte à illustrer. Elle m'a dit que j'étais tout à fait capable d'en écrire un moi-même. Je lui ait dit que non, elle m’a dit que si. Comme je résistais, elle m’a tendu une pile de livres, Grimm, Perrault, Andersen, dans lesquels je pourrais choisir un conte à illustrer. J’ai tout lu et j'ai choisi La Reine des abeilles. Ce n’est pas un conte archi-connu et surtout il est facile à illustrer, ce qui est loin d’être le cas de tous les contes des frères Grimm. Dans la version originale, le héros que l’on nomme le nigaud est effectivement assez niais et très exaspérant. J’ai eu envie d'en faire un personnage plus positif. J'ai voulu définir plus précisément les caractères des trois frères, changer certaines réactions qui ne collaient plus avec notre époque. C'est ainsi, avec la reine des abeilles, que j’ai commencé à travailler sur un texte, à faire un « travail d’auteur ».
 
Après, j’ai proposé des histoires de mon cru à Isabel. Mais c'étaient des histoires « d’illustrateur ». Et nous avions des dialogues très policés de ce genre :
 
Isabel : « - C’est bien mais il ne se passe pas grand chose. »
Moi : « - Oui mais il faut imaginer avec les dessins. »
Isabel : «  Je ne doute pas que les dessins seront très bien mais ça manque de tension. »
Moi : « - Oui mais justement la tension elle sera dans les dessins. »
Isabel : « - Mais ça serait mieux si elle était déjà dans l’histoire. »
Moi : « - … »
 
Bon de la tension ! J’ai essayé d’imaginer une situation vraiment tendue, un truc vraiment angoissant et ça a donné : Mobilisation générale ! La Guerre est déclarée ! Transposé dans la littérature enfantine ça donne un lapin qui apprend que le loup EST REVENU ! Je l’avais ma tension. Après, l’idée de faire intervenir les personnages des contes est probablement venue du fait que venais de les relire tous. Voilà comment est né le loup est revenu ! et comment je suis devenu, du même coup, auteur de livres pour enfants !

Ça dépend vraiment des livres. Parfois c’est l’envie de dessiner un personnage qui prime. Par exemple, j’ai fait Sophie parce que j’avais envie de dessiner une vache. Après il a fallu trouver l’histoire qui allait avec cette envie. L'histoire de Vèzmô ou celles de Georges sont également nées du désir que j'avais de dessiner une sorcière ou un dragon. Souvent, les livres naissent d’une idée. L’idée d’un loup qui deviendrait ami avec un cochon (au grand désespoir de son père) ou plus simplement l’idée de deux voisins qui se disputent. Que cela commence par l’envie de dessiner une vache ou par une idée, après il faut trouver l’histoire. En ce qui me concerne, je laisse mijoter cette idée ou cette envie, je m’endors avec, je me réveille avec, je fais du vélo avec, et un beau jour cela finit par donner une histoire… ou pas ! Quand j’ai l’histoire, j’en parle avec Isabel. Si elle aime, ce qui n’est pas toujours le cas mais quand même c’est assez fréquent, nous nous mettons au travail avec acharnement. Pour plus de commodité nous avons convenu de mener ces longues séances de travail autour d'un bon repas ! Ensuite, il ne reste plus qu’à faire le découpage et les dessins. Il y a forcément des conflits entre l’auteur et l’illustrateur. L’illustrateur refuse obstinément de dessiner une course de bicyclettes ou une charge de cavalerie. L’auteur le sait et se garde bien de le lui demander. Par conséquent, il y a des tas d’histoires dont je n’aurai jamais l’idée.

Pour les livres, je travaille avec ce que ma fille appelle un crayon à papier, du papier pelure et une gomme. Quand les dessins me satisfont, je les transfère sur du papier à dessin, je procède à l'encrage et je les colore au pinceau, à l'aquarelle. 
Du moins, c'est ainsi que je faisais jusqu'à la fin du vingtième siècle. En 2000, pour Balthazar !, j'ai changé de technique : maintenant, je scanne le trait et je mets en couleur sur mon écran d'ordinateur grâce à Photoshop. J'explique comment iciContrairement, à ce que pense la plupart des gens, cela ne va pas plus vite. Au contraire, c'est plutôt plus long ! Mais il y a deux avantages appréciables. Avec l'aquarelle, je vais plus vite, mais je sais qu'il suffit d'un mauvais coup de pinceau pour que je doive tout recommencer. Je suis donc concentré et assez tendu ! Au bout de quelques heures cette tension me fait mal au dos ! Avec l'ordinateur, plus de mal de dos, je suis relax. Ma fille peut faire irruption dans l'atelier en jouant de la trompette, le chien peut se mettre à aboyer furieusement, je peux sursauter tant et plus : pas la moindre conséquence dramatique pour le dessin ! Le deuxième avantage de l'ordinateur concerne les yeux. Lorsqu'il faut colorer la culotte bouffante d'une petite souris dans Chapeau rond rouge et bien, pas de problème, je zoome. 
Je continue néanmoins à faire beaucoup de dessins à l'aquarelle mais pas pour les livres. Vous pouvez en voir ici.

Je me suis rendu compte, en allant dans les classes, que ce que je considérais comme une évidence n'en était pas forcément une ! Maintenant, je demande systématiquement aux enfants : « Pourquoi Vèzmô s'appelle-t-elle Vèzmô ? » et quand, PAR CHANCE, ils ne savent pas, je leur propose ceci : Pour le savoir nous allons murmurer son nom lentement plusieurs fois de suite sans nous arrêter.
Nous commençons : VÈZ – MÔ – VÈZ – MÔ – VÈZ – MÔ – VÈZ – MÔ – VÈZ – MÔ – VÈZ – MÔ – VÈZ – …  ... et ils sont enchantés de comprendre pourquoi Vèzmô s'appelle Vèzmô
 
Je reçois souvent des invitations à venir dans les écoles. Cela me touche beaucoup et j'adresse ici un grand merci à tous ceux qui ont la gentillesse de m'inviter. Cependant, je dois préciser que j’accepte de plus en plus rarement. Pour être plus explicite, je dois préciser que depuis 8 ans je vis en Dordogne. J’habite à une heure de route de la gare TGV d’Angoulème, à 2 heures de route de l’aéroport de Bordeaux et à 3 heures de celui de Toulouse. Cela rend mes déplacements infiniment plus compliqués que lorsque j’habitais Paris. Aujourd’hui, il m’arrive cependant d’accepter lorsque l'école est située au maximum à une heure et demi de trajet de mon domicile. ( J'aime bien dormir dans mon lit ! ) Bien sûr, je fais des exceptions mais c’est rare...
Pour que ma réponse soit complète, j'ajoute que j'interviens aux conditions de la charte des auteurs (
voir ici) dont je suis membre.

Pour qu'elle soit encore plus complète, j'ajoute que nous projetons, ma famille et moi, de nous installer à Bordeauxpour la rentrée scolaire 2017/2018. La proximité de la gare TGV et de l'aéroport devrait rendre mes futurs déplacements beaucoup plus faciles.
 

Bientôt, je donnerai la réponse à cette question...

Et oui pourquoi ? Normalement les princes et les princesses règnent sur des principautés tandis que les royaumes sont régis par des rois et des reines. Alors pourquoi la princesse règne-t-elle sur un royaume ? J'imagine que la plupart d'entre vous ne se posait pas la question. Maintenant que votre curiosité est éveillée, il va falloir attendre un peu pour avoir la réponse ...